Aperçu des grandes tendances transformant les musées, les archives et les bibliothèques en 2019

Un aperçu de quelques-unes des innovations clés et des principaux débats dans le domaine de la culture et du patrimoine, comme suggéré par les experts en collections chez Axiell dans notre compte-rendu ‘Tendances’. Ici, nous ferons un tour d’horizon de la direction que prend l’industrie, tenant compte certains des travaux passionnants déjà en cours.

 

De travailler « pour » la communauté à travailler « avec » la communauté

Les budgets étant constamment sous pression, la plupart des institutions culturelles comptent dans une certaine mesure sur des groupes communautaires, des bénévoles ou des groupes de chercheurs et de passionnés pour remplir leur mission.

A la Library 10 d’Helsinki, 90% des événements sont organisés par la communauté, contribuant à construire un espace de collaboration que les gens veulent partager et utiliser. Alors que le crowdsourcing est en train de devenir un moyen de plus en plus populaire dans les musées afin de puiser dans les communautés d’experts pour le catalogage et l’étiquetage des notices.

Créer des expériences interactives et interprétatives

Expérience. Un seul mot qui a tant changé. Maintenant, il ne suffit plus seulement d’exposer des œuvres d’art, des artefacts et des livres.

Dans l’exposition 7 Billion Others au Musée des Arts Photographiques, l’art prend vie, projetant l’image de l’observateur à lui-même, dans une mosaïque créée à partir de milliers de visages d’autres personnes.

Selon David Newbury du Getty, les expositions comme celle-ci présentent une énigme philosophique pour les institutions culturelles qui délaissent leur rôle de conservateurs pour celui de créateurs. Tandis que les bibliothèques ont depuis longtemps été très actives dans ce sens, offrant des ateliers d’écriture et même des auto-éditions.

Ce que cela représente, c’est une meilleure reconnaissance du visiteur en tant que participant actif dans l’art ou dans la narration d’histoires.

La réalité virtuelle dans la culture : Le virtuel deviendra-t-il la réalité ?

La réalité virtuelle offre de nouvelles manières immersives de raconter des histoires et de présenter des collections. Vous pouvez pénétrer à l’intérieur d’un tableau au Musée national de Finlande ou dans l’atelier parisien de Modigliani à la Tate Modern de Londres. Vous pouvez même visiter le Rijksmuseum d’Amsterdam depuis le confort de votre propre logement.

La réalité virtuelle est également utilisée afin d’aider les personnes atteintes de démence à puiser dans leur mémoire émotionnelle. Public Libraries Online suggère que le personnel de la bibliothèque pourrait adapter les expériences de réalité virtuelle pour aider les gens à revoir leurs voyages et expériences passés, comme les visites de musées et de galeries d’art.

Intelligence artificielle – Quel est le raisonnement ?

L’apprentissage automatique et le « raisonnement » ont un potentiel énorme afin d’aider les gens à accéder plus rapidement à l’information pertinente, signifiant l’apparition d’une nouvelle concurrence dans le domaine de l’information mais aussi de nouvelles opportunités pour les institutions culturelles.

Dans notre groupe de discussion sur les collections en ligne, des experts ont exploré comment l’intelligence artificielle pourrait aider à accélérer le catalogage et la numérisation des collections en faisant certaines des  » tâches fastidieuses ». L’intelligence artificielle doit sûrement être capable de décrire ce qui compose une image, sa couleur ou encore ce que raconte un passage de texte.

Pourtant, un article publié sur le blog de l’IFLA souligne que l’intelligence artificielle est sujette aux préjugés et à la discrimination. À mesure que l’information devient plus facilement accessible, le rôle des bibliothécaires, professionnels de l’information et des institutions culturelles pour aider les gens à trouver des renseignements fiables devient encore plus important.

Commande vocale

La commande vocale a le potentiel de faciliter à la fois la vie du personnel et celle des visiteurs dans les institutions culturelles. Les commandes peuvent être utilisées afin de simplifier et accélérer le travail quotidien du personnel : « Montrez-moi les métadonnées (pour cet objet) » ou « Montrez-moi N.N. (fiche client) ».

La technologie peut également soutenir les bibliothèques, les musées, les archives et autres institutions dans leur mission de rendre le savoir et la culture plus accessibles. Par exemple, le travail des Musées d’art moderne intégrant l’Amazon Echo à leur base de données de collections peut être utile aux personnes ayant une déficience visuelle.

Technologies moins intrusives

Le but de la technologie devrait être de rendre la vie plus aisée, et pourtant, bien souvent, elle semble n’être qu’un obstacle de plus. C’est pourquoi certains commerces ou aéroports mettent au point des systèmes qui réduisent nos interactions avec la technologie, comme l’utilisation de la reconnaissance faciale pour éliminer physiquement le besoin de barrières. La question de savoir si cela est en fait  » moins intrusif  » est un autre débat.

Ce qui est important, c’est que la technologie aide le personnel à consacrer plus de temps aux tâches importantes et moins de temps aux tâches répétitives qui encombrent si souvent les journées. Dans notre équipe de gestion de produits, nous affirmons que : « Si notre logiciel est moins utilisé mais plus utile, nous permettrons à nos clients de mieux réussir. »

Équilibrer la sécurité et la transparence

La croyance au sein du secteur culturel que l’information et les données devraient être ouvertes et partageables n’a rien de nouveau. L’ouverture de la collecte de données au public et à d’autres organisations offre l’opportunité de mettre en oeuvre le crowdsourcing et de faire de nouvelles découvertes grâce à une expertise partagée. Toutefois, cela peut augmenter la menace de piratage informatique. Les interfaces de programmation d’applications joueront vraisemblablement un rôle de plus en plus important dans le déploiement de ce pont sécurisé entre les systèmes.

L’autorité locale britannique du Cambridgshire utilise une « carte culturelle » pour surveiller l’engagement des jeunes dans les lieux culturels. En partageant des données personnelles, l’objectif est de combler les lacunes dans les connaissances concernant l’impact de la culture sur l’éducation et les compétences.

Si le RGPD fournit des orientations sur la protection des données personnelles pour les institutions de l’Union européenne, les appels à la transparence parmi les grands acteurs technologiques se multiplient également .

Évitez de sauter sur le dernier gadget à la mode

Il existe un grand risque avec les nouvelles technologies de dépenser d’importantes sommes d’argent dans une fantaisie qui n’a pas ou peu de valeur durable. Les experts conviennent du fait que ce sont vos objectifs qui doivent guider la technologie, plutôt que l’inverse.

Pourtant, l’industrie culturelle doit évoluer. Les habitudes des gens et la manière dont ils interagissent avec le contenu et les institutions évoluent. De cette affirmation, une nouvelle philosophie commence à se développer au sein de l’industrie : rencontrer les gens là où ils sont. Si les gens veulent échanger en ligne, vous devez être en ligne. Si les gens se promènent dans la galerie en regardant leur téléphone plus que l’espace d’exposition, vous devez les attendre à cet endroit. Si les gens sont confinés chez eux et ne peuvent pas aller au musée, emmenez le musée jusqu’à eux.

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