Comment les données des collections peuvent-elles concourir aux expériences interactives sur smartphone ?

Kelvingrove Art Gallery and Museum

Le Kelvingrove Art Gallery and Museum vise à améliorer l’engagement du public avec une nouvelle application de reconnaissance d’images, qui utilise les données des collections pour raconter une histoire

Que vous considériez les smartphones comme un fléau ou une bénédiction, pour avoir eu l’occasion d’errer dans les couloirs de vos musées préférés, une chose est sûre : l’expérience a changé. Et vous êtes confronté à un choix : vous détourner de la masse d’utilisateurs de smartphones ou vous prêter au jeu.

Tracey MacDonald, conservatrice dans les musées de Glasgow, est confrontée à la technologie dans son travail quotidien. Tracey a notamment pour mission de promouvoir et de soutenir les initiatives numériques, en trouvant de nouveaux moyens d’atteindre les utilisateurs au moyen d’un contenu numérique créatif et informatif.

Tracey travaille actuellement au test de l’application Smartify à la Kelvingrove Art Gallery and Museum, à Glasgow. L’application utilise la technologie de reconnaissance d’images de sorte que, lorsque les visiteurs tiennent l’appareil photo de leur smartphone devant une œuvre d’art, on leur présente des informations sur cette œuvre, extraites de la base de données des collections Axiell Mimsy XG du Kelvingrove.

« Pour nous, c’est une autre façon de donner plus d’informations sur les tableaux. Les cartels des musées sont limités quant à la quantité de mots utilisés. Beaucoup de tableaux ont des histoires fascinantes sur le lieu, le peintre, le médium, le modèle ou même sur la façon dont un tableau est entré dans la collection d’un musée. »

La Kelvingrove Art Gallery and Museum, inaugurée en 1901, est un vaste et magnifique bâtiment en grès rouge au cœur du West End de Glasgow. Il comprend 22 galeries, contenant des œuvres des anciens maîtres, des impressionnistes français, le Christ de Saint Jean de la Croix de Dali, ainsi que des collections d’histoire naturelle, des antiquités, des textiles…

Tout au long de son histoire, la Kelvingrove a toujours été très attrayante, surtout depuis sa réouverture en 2006, après une rénovation de trois ans. C’est aujourd’hui l’un des divertissements les plus populaires en Écosse, en partie grâce à sa volonté d’innover et de faire participer le public de manière adaptée.

« L’application joue sur les habitudes des utilisateurs pour utiliser les appareils photo de leurs téléphones lorsqu’ils visitent les musées. Elle peut cibler des publics adolescents et la génération Millenium, ainsi que des publics très intéressés à la recherche de plus d’informations. Les utilisateurs peuvent créer leurs propres collections d’œuvres d’art préférées et se souvenir de leurs histoires. »

Le CMS Mimsy XG d’Axiell et l’outil de publication web MWeb gèrent et présentent les données d’une manière facilement accessible. Cela permet à des applications tierces, telles que Smartify, de réutiliser les données des collections simplement et sans développement dans la base de données des collections. Dans ce cas, les informations recueillies dans la base de données Mimsy comprennent : artiste, titre, date, taille et description.

Les musées de Glasgow ont mis en ligne 140 500 notices d’objets et 53 000 images numériques via MWeb. Le site Web des collections est constamment mis à jour, et de nouveaux enregistrements d’objets s’y ajoutent chaque jour. Une fois en ligne, Tracey et son équipe peuvent extraire ces données dans l’application.
Pourtant, comme pour tout projet de gestion des collections, le succès dépend fortement de la propension à avoir des données de collections complètes.

« Au cours des dernières années, l’équipe de documentation des musées de Glasgow a travaillé avec nos conservateurs spécialisés pour améliorer les dossiers de notre collection et les mettre à jour avec plus d’informations et de nouvelles recherches. De plus, le lancement de notre nouveau site Web sur les collections a permis d’avoir des descriptions en ligne plus complètes. »

Le projet s’est-il avéré un succès ?

« Jusqu’à présent, nous avons eu de bonnes statistiques, avec une moyenne de 1368 visites par mois depuis que nous avons commencé en juillet 2018. Il a été intéressant de voir quelles sont les peintures les plus scannées par les visiteurs. Ca a changé de mois en mois, bien que la galerie The Glasgow Boys semble être la plus populaire ! »

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